Portrait de la deuxième génération
La deuxième génération de la cohorte familiale E3N-Générations est formée par les enfants des femmes de l’étude E3N.
Depuis 2018, nous les invitons à rejoindre la cohorte grâce aux coordonnées fournies par leurs mères. Obtenir ces coordonnées est une étape cruciale, car sans ces dernières, il nous est impossible d’inviter les enfants à rejoindre la cohorte. L’inclusion des membres de la deuxième génération (G2) étant toujours en cours, nous vous invitons à nous fournir leurs coordonnées, après les en avoir informés, via ce formulaire :
www.e3n-generations.fr/famille
Plus efficace encore, si vous êtes vous-même l’enfant d’une femme ayant participé ou participant encore aujourd’hui à la cohorte E3N, et que vous souhaitez poursuivre son implication dans la recherche en épidémiologie en rejoignant E3N-Générations, vous pouvez vous préinscrire directement via ce formulaire :
www.e3n-generations.fr/preinscription
La participation à la deuxième génération
Une vague importante d’invitation des personnes issues de la deuxième génération a eu lieu entre 2018 et 2020. Nous avons alors fait des campagnes d’invitation par e-mail et par courrier postal aux personnes dont nous avions précédemment reçu les coordonnées. Depuis, les invitations continuent au fur et à mesure des préinscriptions et des nouvelles coordonnées réceptionnées.
En 2025, nous comptons environ 21 000 personnes de la deuxième génération. Ce nombre est en constante évolution car l’inclusion des G2 est toujours ouverte. Nous espérons encore augmenter les effectifs !
Les caractéristiques des volontaires G2
En 2025, parmi les volontaires de la deuxième génération, 64 % sont des femmes et 36 % des hommes.
Cette participation davantage féminine est un phénomène que l’on observe dans d’autres études épidémiologiques. Peut-être parce que les femmes sont plus facilement enclines à donner de leur temps à la recherche médicale et généralement plus attentives à leur santé que les hommes ? Dans le cas d’E3N-Générations, la dimension exclusivement féminine de la cohorte d’origine (la cohorte E3N) a peut-être influencé le recrutement de la génération suivante.
Répartition géographique
À partir des adresses postales des volontaires G2 datant de juillet 2024, des géomaticiens ont développé une carte de répartition par département.
La population des G2, comme celle de leurs parents, est majoritairement urbaine. On peut voir un effectif de participantes et participants plus grand en région Ile-de-France (et notamment des départements de Paris, des Hauts-de-Seine et des Yvelines) et dans les départements autour des métropoles de Lyon (Rhône), Grenoble (Isère), Toulouse (Haute-Garonne), Marseille (Bouches-du-Rhône) et de Bordeaux (Gironde). On constate, alors que toutes les femmes de la génération 1 résidaient en France métropolitaine en 1990, une certaine mobilité géographique de leurs enfants : 5 % des G2 vivent dans les départements, régions et collectivités d'outre-mer ou à l’étranger.
Âge
Au moment de leur entrée dans E3N-Générations, l'âge moyen des femmes et des hommes G2 est de 50 ans. Cette moyenne d’âge recouvre un écart d’âge important, les G2 les plus âgé(e)s étant né(e)s en 1945 et les plus jeunes, en 1994.
La population G2 se ventile ainsi dans les différentes classes d’âge :
- 10 % sont né(e)s avant 1960
- 38 % sont né(e)s entre 1960 et 1969
- 43 % sont né(e)s entre 1970 et 1979
- 9 % sont né(e)s en 1980 ou après.
Anthropométrie
À l’inclusion, la taille moyenne des femmes G2 est de 1,65 m et leur poids moyen, de 65 kg. Ces moyennes recouvrent de grandes variabilités. Ainsi, les tailles des femmes G2 s'étalent de 1,38 m à 1,90 m et les poids, de 37 kg à 178 kg. Niveau corpulence, 65 % des femmes G2 ont un indice de masse corporelle dit normal, 20 % sont en surpoids, 10 % sont obèses et 5 % sont maigres. On observe que la deuxième génération est plus souvent en situation de surpoids ou d’obésité (+ 15 %) que la génération précédente et que les filles sont légèrement plus grandes (+ 3 cm en moyenne) que leurs mères.
Du coté des hommes G2, à l’inclusion, leur taille moyenne est de 1,78 m et leur poids moyen est de 80 kg, leurs tailles s'étalant de 1,44 m à 2,10 m et leurs poids, de 42 kg à 179 kg. Niveau corpulence, 55 % des hommes G2 ont un indice de masse corporel dit normal, 34 % sont en surpoids, 10 % sont obèses et 1 % sont maigres. Mêmes constats que précédemment, les fils sont plus grands et souvent plus lourds que leurs pères. On note également que les hommes G2 sont plus souvent en situation de surpoids (+ 10 %) que les femmes de leur génération.
Études
Le niveau d'éducation des G2 est très élevé : 82 % ont un niveau Bac +3 ou davantage contre 22 % dans la population générale française, pour les mêmes tranches d’âge, en 2021.
| Certificat, BEPC, CAP, BEP | 2 % |
| Bac / Bac +2 | 16 % |
| Bac +3 / Bac +4 | 27 % |
| Bac +5 ou plus | 55 % |
58 % des femmes et des hommes G2 sont cadres ou exercent une profession intellectuelle supérieure.
Consommation de tabac et d’alcool
Au moment de leur inclusion, concernant la consommation de tabac : 13 % des G2 (hommes et femmes) sont fumeurs, 41 % sont des anciens fumeurs et 46 % n’ont jamais fumé. Nous n’avons pas noté de différence notable de consommation de tabac entre les hommes et les femmes.
Parmi les personnes ayant répondu à la question sur la consommation d’alcool au moment de leur inclusion : 14 % des G2 (hommes et femmes ensemble) ne consomment jamais d’alcool, 62 % n’en consomment pas tous les jours, 15 % des G2 boivent 1 ou 2 verres par jour et 9 % boivent 2 verres ou davantage par jour.
On note des différences de consommation d'alcool chez les hommes et les femmes G2 : globalement, les femmes boivent moins ou plus modérément que les hommes.
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G2 |
Hommes G2 |
Femmes G2 |
| Pas de consommation d’alcool |
14 % |
8 % |
17 % |
| 1 verre par jour ou moins |
62 % |
57 % |
66 % |
| 1 ou 2 verres par jour |
15 % |
21 % |
12 % |
| 2 ou 3 verres par jour |
5 % |
7 % |
3 % |
| Plus de 3 verres par jour |
4 % |
7 % |
2 % |
Les pathologies en cours de validation pour les G2
Le travail de validation des pathologies est effectué sur les cas survenus après 2004 pour garantir l’historique de santé des G2. Cependant, les épidémiologistes de l’équipe s’intéressent plus particulièrement aux pathologies diagnostiquées après l’inclusion dans la cohorte (donc après 2018 pour cette génération), afin de pouvoir étudier des associations possibles entre l’apparition des pathologies et les différentes expositions recueillies au cours du suivi.
Pour les G2, le travail de validation des cas de cancer et des autres pathologies chroniques est en cours et il est effectué par des attaché(e)s de recherche clinique (ARC).
Pour optimiser le travail des ARC de l’équipe, les volontaires G2 peuvent déposer via la plateforme sécurisée E3N-Générations les documents médicaux les concernant permettant de détailler le diagnostic de leurs pathologies.
Représentativité de la cohorte E3N-Générations
En raison du biais de recrutement des femmes G1, qui étaient toutes, en 1990, des adhérentes à la MGEN, leurs enfants appartiennent à des catégories socioprofessionnelles élevées. De ce fait, la cohorte E3N-Générations n'est pas représentative de la population française générale. L'évolution de l'état de santé de la cohorte, en particulier en termes d’incidence et de prévalence des principales maladies chroniques, peut donc en être différente.
Toutefois, la cohorte E3N-Générations permet d'étudier les relations entre une exposition à des facteurs de risque et la survenue de maladies. Une relation établie dans la cohorte E3N-Générations peut ainsi être extrapolable à une autre population. En effet, si l’on étudie, par exemple, les relations entre la consommation d’alcool et le risque de cancer, il n’est pas nécessaire d’avoir un échantillon représentatif de la population générale, mais de disposer d’effectifs suffisants de personnes malades ou indemnes de la maladie étudiée ayant des niveaux de consommation d’alcool différents.
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Nous tenons à exprimer notre gratitude à tous les volontaires de la deuxième génération pour leur implication dans l’étude E3N-Générations depuis son lancement et pour la qualité des données fournies.
Nous remercions également les femmes E3N d’avoir convaincu leurs enfants de rejoindre la cohorte E3N-Générations et de les avoir sensibilisés aux enjeux de la recherche épidémiologique et de l’amélioration de la santé publique.




